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6 maisons sur 10 potentiellement concernées par le risque RGA : que fait l’Etat ?

Ce mardi 5 mai, accompagnée de Sandrine Rousseau et d’Agnès Bourgeais, je suis allée à la rencontre du Collectif Rezéen d’Habitations Fissurées, des habitant-e-s de Rezé mobilisé-e-s autour du retrait et gonflement des argiles.

Le retrait et gonflement des argiles, aussi appelé RGA, est un phénomène provoquant fissures et déformations sur les maisons, suite à des périodes de fortes sécheresses et inondations. A l’échelle nationale, près de 6 maisons sur 10 sont situées dans une zone exposée au RGA. 

A l’échelle de ma circonscription, Nantes Sud, Rezé, Bouguenais, Brains, Saint-Léger-les-Vignes, Bouaye, Saint-Sébastien-sur-Loire et Saint-Aignan-de-Grandlieu sont considérées dans une zone à risque « modéré », Pont-Saint-Martin en revanche est considéré en zone à risque « important ».

Malgré le caractère systémique du risque RGA, l’accès aux indemnisations par les sinistrés est difficile, et souvent limité à la reconnaissance en catastrophe naturelle de la commune par arrêté officiel. 

En 2025 et suite aux inondations de février 2026, ce sont 14 communes de Loire-Atlantique qui avaient fait une demande de reconnaissance en catastrophe naturelle auprès de la préfecture – dont Rezé et Bouaye.

Seulement 4 d’entre elles ont obtenu cette reconnaissance en catastrophe naturelle, et ni Rezé, ni Bouaye ne l’ont obtenue.

Pour les communes non reconnues, les habitant-e-s devront, pour celleux qui le peuvent, financer eux-mêmes les travaux à effectuer, à la hauteur parfois de plusieurs dizaines de milliers d’euros. 

A Rezé, le Collectif Rezéen d’Habitations Fissurées s’est créé en 2025, autour de quelques habitants, dans le quartier du Domaine de la Classerie et des Jardins de la Pirotterie. 

L’un des premiers objectifs du collectif a été de recenser le nombre d’habitations concernées à l’échelle de Rezé. Pour l’instant, ce sont près d’une vingtaine de foyers qui se sont fait connaître auprès du collectif.

Le collectif est d’ailleurs adhérent à l’Association Urgence Maisons Fissurées (AUMF), qui se mobilise depuis 2019 afin d’informer les personnes concernées sur leurs droits et de faire évoluer les lois sur le sujet. 

Soyons clairs : le risque RGA une conséquence directe du dérèglement climatique, les périodes de sécheresse et d’inondation étant de plus en plus fréquentes. 

L’Etat doit prendre ses responsabilités et faciliter l’accès aux indemnisations : il faut premièrement que les critères de reconnaissance en catastrophe naturelle soient modifiés et élargis, afin que davantage de communes puissent être reconnues et les habitant-e-s indemnisé-e-s. 

Au vu du nombre de maisons potentiellement concernées, il est également nécessaire d’axer les politiques publiques sur la prévention au risque RGA.

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