Hier, mercredi 4 février, l’Assemblée nationale a définitivement adopté ma proposition de résolution visant à réaffirmer l’ambition climatique de la France à l’échelle européenne, dans un contexte d’urgence environnementale et de fortes tensions internationales.
Pour rappel, le vote d’une résolution constitue l’un des moyens d’expression propres du Parlement. Il permet aux députés d’affirmer une position politique distincte de la réponse législative, en exprimant un avis clair sur une orientation stratégique. Par cette adoption, l’Assemblée nationale fait donc entendre la voix de la représentation nationale sur l’avenir de notre action climatique.
En adoptant cette résolution, le Parlement acte ainsi sa volonté de voir le Gouvernement soutenir et respecter avec exigence les engagements et objectifs climatiques européens, protéger les politiques du Pacte vert face aux attaques portées par les forces conservatrices et climatosceptiques, et accélérer la révision nos feuilles de route énergétiques et climatiques nationales afin de renforcer la cohérence et la crédibilité de l’action française.
La résolution appelle également la France à assumer pleinement son rôle sur la scène internationale, en étant en première ligne pour défendre une sortie effective des énergies fossiles. Cette exigence est d’autant plus forte qu’après l’échec de la COP 30, la Colombie a pris l’initiative d’organiser, en avril prochain à Santa Marta, une conférence internationale dédiée à cet enjeu des fossiles, et a proposé à la France, en tant que pays hôte du G7, d’en assurer la coprésidence. Mais à ce jour, malgré une invitation transmise dès le mois de décembre, aucune réponse n’a été apportée par le Gouvernement, laissant finalement les Pays-Bas assumer ce rôle. Cette absence de position n’est pas à la hauteur des responsabilités de la France et appelle désormais un changement de braquet de la part de l’exécutif, afin d’aligner pleinement son action internationale avec l’ambition exprimée par le Parlement à travers ma résolution, ainsi qu’avec les engagements désormais pris par le ministre délégué à la Transition écologique, hier au banc de l’hémicycle.
Cette résolution ne réglera pas tout, mais elle est essentielle aujourd’hui. Dans un contexte mondial morose, marqué par la montée du climatoscepticisme et les reculs écologiques, elle redonne de l’espoir et permet de faire entendre la voix d’une majorité progressiste déterminée à défendre une action climatique ambitieuse, crédible et juste. Elle constitue une première victoire collective, en ce qu’elle donne de la visibilité et de la légitimité à l’action menée chaque jour par les communes, les associations, les élus locaux et les citoyens engagés pour le climat. Elle rappelle que l’Europe et la France doivent être au rendez-vous de celles et ceux qui agissent déjà concrètement sur le terrain.
Cette résolution constitue ainsi un signal politique fort pour nos territoires : l’action climatique locale doit être soutenue, reconnue et accompagnée par des décisions nationales et européennes cohérentes, stables et ambitieuses. Et c’est pourquoi nous continuerons à nous battre !
