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QAG : la France doit sortir de l’hypocrisie climatique

Après l’échec dramatique de la COP30 et l’absence d’un accord clair sur la sortie des énergies fossiles, j’ai interpellé la ministre de la Transition écologique, Nicolas Barbu, lors de la séance de questions au gouvernement (QAG) du mercredi 26 novembre. Mon objectif : l’interpeller et surtout dénoncer le double jeu insupportable de l’exécutif français, entre de grandes déclarations face caméra et des actes totalement incohérents à Bruxelles comme à Paris.

Car à Belém, le gouvernement a tenu une position profondément hypocrite : en façade, il prônait l’ambition climatique et la sortie des énergies fossiles ; mais dans les salles de négociation, il bloquait des avancées indispensables, notamment sur les soutiens financiers aux pays du Sud pour l’adaptation au réchauffement climatique.

Pire encore, la France a activement freiné, au niveau européen, l’adoption avant la COP30 du nouvel objectif intermédiaire de –90 % d’émissions d’ici 2040, pourtant essentiel pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Sans ce blocage français, alliée à la Hongrie, la Pologne ou encore l’Italie, l’Union européenne aurait pu arriver à Belém avec un cap clair et ambitieux.

Grands slogans de façade mais obstacles en coulisses à Belém, freins à Bruxelles et reculs à Paris… Ce double discours affaiblit profondément l’action et la crédibilité climatique de notre pays. Et les conséquences sont réelles : nos émissions stagnent, et à ce rythme, jamais nous ne tiendrons les engagements pris à Paris en 2015 lors de la COP21.

Mais plutôt que de reconnaître cet échec, assumer ses responsabilités et de changer de braquet, la ministre a préféré s’enfoncer dans les contre-vérités, en multipliant les affirmations erronées et les arguments malhonnêtes. Je refuse de laisser passer ces mensonges. On ne peut pas agir pour le climat en tordant la réalité.

C’est pourquoi je suis revenue point par point sur sa réponse dans une vidéo que je vous invite à regarder ci-dessous. Parce que restaurer la vérité est indispensable pour reconstruire une politique climatique cohérente et ambitieuse !

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