Mardi 19 mai au matin, avec mes collègues députés de Loire-Atlantique Matthias Tavel (LFI) et Fabrice Roussel (PS), nous étions présents au forum international SeaEnergy à Nantes pour rencontrer les acteurs des énergies renouvelables marines et réaffirmer notre soutien aux filières renouvelables, aujourd’hui fragilisées par de fortes incertitudes et des attaques politiques.
Entreprises, industriels, fédérations professionnelles, salarié•es… Tous nous ont fait part d’une même attente : celle de stabilité, de visibilité et de constance dans les politiques publiques énergétiques et industrielles.
Les filières ont une nouvelle fois confirmé leur profonde inquiétude. Car derrière les grands discours de l’exécutif sur la réindustrialisation et la souveraineté énergétique, les acteurs du secteur constatent un manque croissant de soutien et de cap stratégique dans les politiques publiques, qui fragilise durablement le développement des énergies renouvelables.
Retard de publication de la PPE, clause de revoyure après l’élection présidentielle qui entretient un flou permanent, appels d’offres qui interrogent fortement sur leur faisabilité technique, économique et sur les délais imposés : cette instabilité et ces négligences creusent encore davantage les risques qui pèsent déjà sur la transition énergétique, la souveraineté industrielle et l’emploi. Pourtant, ni la ministre de l’Énergie, ni aucun haut responsable gouvernemental n’était présent à SeaEnergy. Une absence irresponsable au regard des enjeux industriels, énergétiques et stratégiques.
Et les conséquences de cette politique sont déjà bien concrètes. Dernière illustration majeure : l’annonce hier de l’abandon du projet d’usine photovoltaïque Carbon à Fos-sur-Mer, pourtant présenté depuis des mois comme l’un des projets emblématiques de la réindustrialisation verte portée par l’exécutif.
Ce sont des emplois, des investissements et des capacités industrielles françaises qui sont menacés ou disparaissent… La France ne peut pas continuer à envoyer des signaux négatifs à des filières qui demandent simplement de la cohérence, de la visibilité et une véritable stratégie industrielle de long terme.
Les énergies renouvelables ne sont plus une option : elles sont indispensables pour garantir notre souveraineté énergétique, réussir la transition climatique et construire un nouvel avenir industriel. Continuer à fragiliser ces filières de la sorte, c’est creuser encore davantage les risques qui pèsent sur l’énergie, l’emploi, les investissements et les capacités industrielles dont la France aura pourtant indispensablement besoin demain, dans un contexte climatique et géopolitique de plus en plus instable !
