Aéroport Nantes Atlantique : il est urgent de faire une pause !

Ce mardi 28 juin, Air Pays de la Loire et la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) ont présenté les données des campagnes de mesure de particules fines et ultrafines dans des zones impacts par l’aéroport.

Les conclusions de ces données sont sans appel : l’impact de l’aéroport sur la qualité de l’air est certain. Malgré ce constat accablant, l’État maintient son projet d’extension de Nantes Atlantique et se dirige vers une explosion du trafic pour atteindre 11,2 millions de passagers en 2040. Sans avoir étudié les impacts futurs sur la qualité de l’air et la santé des habitant.e.s.

58 500 P/cm3. Cette donnée ne parle pas au grand public mais il s’agit pourtant d’un indicateur clé de santé publique. C’est la concertation en particules fines et ultra fines observée sur le site de la Ranjonnière, à proximité de l’aéroport. Selon le taux de concentration, ces particules contribuent directement au développement de maladies chroniques ou neurologiques.

Ici, les niveaux de concentration présentés soulèvent de véritables inquiétudes sur la santé des habitant.e.s et le modèle de développement économique de l’aéroport. Malgré cela, le processus d’attribution de la concession au futur concessionnaire reste plus opaque que jamais, avec un cahier des charges introuvable et un mépris vis-à-vis des élu.e.s locaux et des riverains.

En tant que députée de la 4e circonscription du département, Julie Laernoes s’engage à se battre au niveau législatif pour encadrer davantage la protection des habitant.e.s exposé.e.s aux particules fines et ultra fines à proximité des sites pollueurs. Il faut également créer un cadre pour les particules ultra fines, jusqu’ici absentes de notre réglementation et qui ont pourtant un impact négatif sur la santé.

Elle attend également que le gouvernement et la DGAC respecte le territoire. Ses demandes restent les mêmes : un moratoire sur la future concession pour prendre le temps de la concertation citoyenne et politique sur le futur de la plateforme aéroportuaire ; le prolongement des études de Air Pays de la Loire pour avoir une vision consolidée des données et des protections en fonction de l’évolution du trafic ; et la création d’un comité scientifique pour émettre des préconisations sur les données de santé public.

Julie Laernoes souligne que l’État doit apprendre à faire AVEC les territoires et prendre en compte leurs réalités !

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